AIRCOP et CRIMJUST participent à l’opération Lionfish d’INTERPOL

 

L’opération Lionfish conduite par INTERPOL entre le 17 septembre et le 8 octobre ​2018 présente un effort international contre le trafic de substances illicites et ​de drogues qui a été mise en place simultanément dans 93 pays. L’exercice a entrainé la saisie de plus de 55 tonnes de substances illicites dont 35 tonnes de cocaïne, cinq tonnes d’héroïne, 15 tonnes de cannabis, 430,000 tablettes de Captagon ainsi que la capture de 1,300 suspects. ​Durant l’opération, INTERPOL a publié ses notices mauves afin de dévoiler de nouveaux modes opératoires et méthodes de dissimulation de drogue dans des cas qui sont en examen. La participation de CRIMJUST et AIRCOP souligne la valeur ajoutée du Programme Route de la Cocaïne dans les efforts de renforcement en matière de coopération transrégionale contre le crime organisé et le trafic de drogue.

D’une part, trois collaborateurs de l’ONUDC – membres de AIRCOP – ont été déployés dans trois des cinq unités de coordination opérationnelles établies par INTERPOL. Pendant​ l’opération leur contribution a permis de renforcer la communication entre les unités de coordination, les Cellules Aéroportuaires Anti-Trafics (CAATs) d’AIRCOP et les pays associés. Les aéroports internationaux assistés par AIRCOP en Afrique, ​en Amérique Latine, ​aux Caraïbes et au Moyen Orient ​sont parvenus à saisir diverses marchandises dont 330 kg de cocaïne en Colombie, 190 kg de cannabis en Barbade, 21 kg de cocaïne au Benin, 2kg en Gambie, 74 kg de médicaments de contrefaçon en Côte d’Ivoire, plus de 5000 tablettes de ces derniers au Cap Vert, 5kg d’héroïne au Mali, 5kg et demi de méthamphétamine au Nigeria (à Abuja), 10 kg d’héroïne et 18 kg de précurseurs (éphédrine et pseudoéphédrine) au Nigeria (à Lagos), 9kg de khat au Togo, ainsi que l’arrestation de 60 passagers. Il est prévu que les CAATs continuent le signalement des saisies via le CENcomm de l’Organisation Mondiale des Douanes et les chaines d’INTERPOL qui seront elles-mêmes assistées par CRIMJUST pour les examens de post-saisie. De même, les informations recueillies par les CAATs et partagées via le I-24/7 d’INTERPOL seront utilisées pour renforcer les futures investigations ainsi que pour conduire des analyses opérationnelles et stratégiques.

 

                 

Images d’une saisie de 1.2 tonnes de cocaïne cachés dans un rouleau compresseur à port de Santos, Brazil

 

D’autre part, des représentants des pays affiliés à CRIMJUST ont été déployés dans deux des cinq unités de coordination opérationnelles et ont utilisé le système de communication policière sécurisé d’INTERPOL afin de coordonner leurs actions et d’échanger des renseignements avec des forces de police dans les différentes régions. Les pays participants de CRIMJUST ont saisi approximativement 30 tonnes de drogues illicites (cocaïne, cannabis, héroïne et autres) comptant pour 50% des saisies totales de l’opération et qui a permis l’arrestation de 343 suspects ainsi le démantèlement de 51 laboratoires clandestins. Les autorités brésiliennes, par exemple, ont trouvé dans le port de Santos un montant d’environ 1.2 tonnes de cocaïne prête à mettre les voiles vers la Cote d’Ivoire. Cette saisie met en valeur la capacité accrue du Brésil à combattre le trafic de drogue transnational au long de la route de la cocaïne.

De précieux renseignements​ sur des cas reliés à la drogue ont été partagés via le réseau de communication sécurisé d’INTERPOL. L’analyse de ces renseignements permettra d’ouvrir la voie au respect des lois à l’échelle mondiale et de soutenir CRIMJUST dans sa mission de réponse aux besoins spécifiques à la fois au niveau national, régional et transrégional. Globalement, l’opération Lionfish a engendré la création d’une plateforme de collaboration dynamique entre les pays du Programme Route de la Cocaïne. Il est à espérer que cette plateforme se maintiendra après l’opération.

Les contributions de AIRCOP et de CRIMJUST aux réussites de l’opération démontrent les bénéfices de la coordination d’activités au niveau transrégional. De même, elles renforcent l’importance du Programme Route de la Cocaïne pour combattre le crime organisé et le trafic de drogue avec l’aide de partenariats fiables avec l’ONUDC et INTERPOL. En améliorant ses capacités et en participant aux opérations, les projets du Programme Route de la Cocaïne contribuent à la déstabilisation des routes de trafic et il augmente le flux de renseignement policiers en améliorant ainsi l’efficacité du respect des lois dans les pays participants.

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